Le Nicaragua, un coup de cœur inattendu!

Visionnez l'épisode 12 de notre passage en Oregon...

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Comme mentionné lors du dernier ''post'', au moment où nous partions du Guatemala, nous avions exactement 5 jours pour traverser le Salvador, le Honduras et gagner la capitale du Nicaragua; Managua. Pourquoi cette hâte? Nous avions une visite inattendue de Geneviève Lefevbre, Gigi pour les intimes, qui venait échappé à la grisaille québécoise de novembre, chez nous, au Nicaragua, pour une semaine entière! Alors c'est le branle-bas de combat, après être resté une vingtaine de journées consécutives, on reprend notre routine d'enfiler un kilomètre après l'autre!

 

Jour 133, nous arrivons à la frontière du El Salvador à 12h30. Nous réussissons à clore notre dossier du Guatemala en 2 heures. Encore une fois, un responsable ministérielle a voulu se faire graisser la patte. C'est à croire que d'un bureau à l'autre ils font exprès de faire de minimes erreurs invisible à nos yeux de touristes, mais vite repérables entre eux! Cette fois, c'est lors de l'émission de notre papier pour l'importation de notre véhicule, à l'entrée du Guatemala, que le responsable à ''oublié'' de signer par dessus l’estampe, à l'endos de la feuille! Plutôt que de perdre 2 heures de notre temps en envoie de courriels, en confirmation de paperasse et en heure du dîner (à 14 heures!), nous avons préféré ''offrir'' 15 dollars ( ce qui nous restait en quetzales) sous les judicieux conseils d'un passeur!

 

Rendu aux bureaux du El Salvador, tout va rapidement pour s'inscrire....c'est pour le véhicule que ça se corse! Il y a trop d'achalandage pour les 2 employés derrière le comptoir! Résultat, Simon a passé 3 heures debout, dans la file d'attente! Ce n'est qu'à 18h30 que nous pouvons enfin circuler au Salvador! Le problème est qu'à cette heure, il fait noir et que nous n'osons pas longer la frontière avec les enfants. Nous décidons plutôt de profiter du stationnement des douanes, plus que surveillé afin d'y passer la nuit. Le lendemain matin, nous nous levons à 5h30 afin de traverser le pays le plus rapidement possible. Sur l’accotement de la Panaméricaine, nous voyons du café ainsi que du foin se faire sécher. Ici, aucun espace perdu!

 

Pour ne pas se faire avoir à la frontière, cette fois, nous choisissons de dormir tout près des douanes et de traversé dès l'ouverture des bureaux, alors que c'est moins achalandés! L'on se trouve une station-service Puma, où le cuidador ( garde) accepte sans problème que nous y passions la nuit. En plus, on s'en fait un ami! C'est drôle, puisque lorsque l'on planifiait notre voyage, nous nommions, à la blague, les Latinos ''Pedro''. Étrangement, aucun Pedro n'était encore venu sur notre chemin jusqu'à ce jour. Il fallait bien être rendu au Salvador pour enfin en rencontré un, et tout un en plus! Pedro est tellement sympathique et accueillant qu'il est déçu lorsque vient le temps de se dire au revoir....il voulait nous inviter chez lui pour se baigner et goûter la délicieuse soupe indienne que cuisine sa femme! Alors c'est décidé, nous qui ne pensions même pas passé par El Salvador lors de ce voyage, devrons revenir un jour pour dormir chez Pedro!

 

 

À 6h30, nous sommes à la frontière, à 8h nous passons au Honduras, notre record de temps jusqu'à présent! Nous réussissons à traversé le pays en 3 heures, dînons tout juste avant la frontière, et en 1h30, la paperasse est terminée et nous pouvons passer au Nicaragua; un autre record de battu!!!

En fin d'après-midi, nous arrivons à Jiquilillo, un village de pêcheur sur la côte Pacifique. Lors de notre passage à Whitehorse, au Yukon, Mike, le pompier qui nous avait fait visiter la caserne, nous avait parlé de ce village où il s'est acheté une maison....l'endroit est magnifique!

 

Tout petit, pas trop développé, les rares touristes y viennent pour faire du voyage humanitaire et/ou, suivre des leçons de surf. Nous nous stationnons à l'hôtel Monty's pour s'informer si quelqu'un connaît notre ''ami'' Mike. Il est sensé venir en vacance au mis de novembre alors sait-on jamais, peut-être y est-il en ce moment! Le proprio de l'endroit, Monty, est un Canadien. Présentement il n'est pas au Nicaragua, Mike non plus, mais son associé, Gerry, un Nica nous accueille à bras ouvert! Il s'adonne que Gerry est lui aussi pompier, il est le chef de la caserne de Chinendega, une ville à 30 minutes de Jiquilillo. Gerry nous permet de dormir dans le stationnement de son hôtel, d'utiliser ses toilettes et son accès à la plage! Le tout, gratuitement!

Jour 136, nous nous lions d'amitié avec Auricio, un rasta qui fait un peu de tout dans l'hôtel (barman, rénovation, leçon de surf....). Il nous offre de marcher sur la plage ainsi que dans la communauté. Il Salue tout le monde sur son passage et nous emmène jusqu'à une école en construction. Ce sont des voyageurs, guidé par la fondation Rotary, qui bâtisse cette école à l'aide de 2 litres de boisson gazeuse remplies de sable et de béton! C'est très impressionnant à voir et nous rappelle à quel point il y a des voyageurs extraordinaires; de prendre des vacances non pas pour se reposer sur une plage dans un tout inclus, mais bien pour venir aider des gens dans le besoin! Nous leur levons notre chapeau!

En soirée, après s'être offert un bon souper à l'hôtel, de poisson frais, nous jasons avec une dame de Whistler très intéressante et intéressée, ainsi qu'avec Karen, une Nica qui travaille ici à l'hôtel. Karen vient de El Viejo, un village près d'ici. Sa fille de 3 ans y demeure chez la mère de Karen et elle y retourne ces journées de congés.

Le lendemain matin, Zack se fait offrir un beau cadeau : Auricio lui offre une leçon de surf avant que l'on parte! Tout de suite il a la piqûre pour la planche! Ensuite vient le temps de faire nos adieux aux gens de l'hôtel...Gigi arrive demain!!!!! Nous partons en direction du lac Xiloa tout près de Managua. Marie-Jo a lu dans divers blogues, qu'il y aurait un Bivouac (endroit où camper). Arrivé sur place, c'est sale et délabrer, en plus, on se fait dire que l'on ne peut y dormir....tant pis, nous dormons dans le stationnement d'une station service!

Jour 138, c'est aujourd'hui que notre Gigi à nous arrive!!!! Roulement de tambour, confetti et trompette!!!

 

 

Tôt le matin nous passons devant une caserne que nous décidons de visiter. C'est Mickaelo qui nous fait visiter. Mickaelo est pompier volontaire depuis 25 ans, il a commencé alors qu'il avait à peine 8 ans!! Ici, au Nicaragua, les pompier volontaire le sont vraiment, c'est à dire qu'il ne sont as payé. Il nous explique que par contre ce métier lui donne droit à des crédits d'impôt et lorsqu'il est de garde il est nourri et logé. La ville de Managua compte 50 casernes pour 2,5 millions d'habitants. Certains pompiers sont salarié à temps plein tandis que d'autres sont volontaires. Au moment où l'on termine notre visite, un homme arrive en courant à la caserne; il vient de voir une moto déraper, une rue plus loin. Les pompiers sont premier répondant, alors vite, ils embarquent dans leur camion et vont sur les lieux de l'accident.

 

 

Après cette visite, nous nous dirigeons vers l'aéroport afin de le situer puis nous partons à la recherche de l'hôtel Los Felipe, où nous comptons réservé une nuit pour Geneviève et demander si l'on peut dormir dans leur stationnement. Le problème à Managua cest qu'il n'y a aucun nom de rue et encore moins de numéro civique....et lorsque nous demandons notre chemin la réponse est très simple; c'est toujours Recto-Recto-Recto (tout droit)! Alors, après avoir tourné en rond sans trouver l'hôtel nous décidons de sortir de la ville pour se diriger vers la réserve de Chocoyero-El Brujo en se disant que ça pourrait être un bel endroit où planter la tente et que Gigi y dorme. Juste pour sortir de la ville cela nous prend 1 heure et demi! Quand finalment nous trouvons la trail pour atteindre la réserve, nous roulons pendant une demie heure dans des trous des roches et des bosses! Finalement nous demandons à un chauffeur de taxi combien de temps reste t'il avant d'atteindre la chute et si la route est ainsi tout le long. Il nous dit qu'il reste 45 minutes de route et de ne as s’inquiéter; la route est aussi belle tout le long! Il n'en faut pas plus pour que nous revenions sur nos pas! Tant pis! Gigi connaîtra notre quotidien dès le départ, ce soir nous dormirons tous dans le Staubus à une station-service!

En fin d'après-midi, alors que Marie-Jo lave le plancher de l'autobus ( on attend de la visite quand même!) Simon voit des pompiers faire leur plein d'essence. Alors qu'il veut aller photographier leur camion il croise un pompier qui est entrain de photographier notre Staubus! Simon lui explique qu'il est pompier au Québec et il lui parle de notre voyage. Le pompier, Mario, nous demande où nous couchons ce soir, quand nous lui expliquons que l'on vient de donner un pourboire au gardien de sécurité de la station-service afin d'y dormir, il nous invite à se stationner à leur caserne plutôt! Nous les suivons donc afin de connaître le chemin ( les directions sont si clair à Managua!), y soupons puis partons, enfin, chercher Geneviève à l'aéroport! Marie-Jo est très émotive à son arrivée, il faut dire qu'au moment de notre départ, cela faisait déjà un mois que toutes 2 s'étaient dit au revoir puisque Gigi partait pour l'Inde tout le mois de juin!

Après avoir jaser tard dans la nuit nous nous sommes installés pour les dodos.....Gigi dans le passage avec un matelas de camping qui se courbe tel un tacos!

Jour 139, nous partons vers une autre caserne escorté par une ambulance ( rien de moins) afin de ne pas se perdre! Le marché de Managua se trouve juste derrière et nous pouvons laisser le Staubus dans le Stationnement de la caserne le temps de visiter le marché. Une chance que nous ne sommes pas lendemain de brosse ou encore qu'il n'y a personne d'enceinte avec nous; le marché vend des parties d'animal que nous ne sommes pas trop habitué de voir....cela va des yeux, aux cerveaux en passant par les pattes, les langues......il y a même des iguanes (qui goûtent meilleur que le poulet paraît-il) et, malheureusement, des œufs de tortues.

Après cette visite, nous sommes encore une fois escorté par une ambulance afin de sortir de la ville et nous nous dirigeons vers la très coloniale ville de Granada. Alors que nous prenons un apéro stationné à la lace centrale, nous recroisons Ernesto et Suzanna, les suisses que nous avions rencontré à Antigua, puis surprise, alors que Simon vient tout juste de lui envoyer un courriel nous tombons sur Benoît notre ami Belge! Nous partons nous installé à leur campement; dans la cour de la croix rouge! Geneviève est choyée, une première nuit dans le stationnement d'une caserne puis à la croix rouge!

Après un bon souper de pâtes rosées arrosé d'une bouteille de vin Californien, que Gigi a eu la bonne idée d'apporter dans ces valises,nous passons une belle soirée sur le terrain de basket ball, tel des adolescents qui veillent dans un parc!

Le lendemain matin, nous partons marché dans Granada Et Geneviève nous offre un excellent dîner à la rôtisserie J13. Nous y rencontrons 2 jeunes Québécois qui sont entrain d'ouvrir une auberge de jeunesse dans la ville. Ensuite nous partons pour le Laguna de Apoyo où l'on tourne encore une fois rond....les routes sont tellement claires!!! Finalement, nous y arrivons en fin de journée, juste à temps pour entendre quelques singes hurleurs. Nous partons souper au restaurant d'un hôtel où on se stationne pour la nuit et ainsi, nous avons accès à leur piscine pour se rafraîchir un peu et sur place, nous retrouvons nos amis Belges.

Jour 141, nous partons au Parque Nacional Volcan Masaya. Avant d'aller voir le volcan accessible en voiture nous visitons l'exposition du centre des visiteurs. Ensuite nous nous dirigeons vers le cratère et sa fumée! C'est le premier volcan que Gigi à la chance de voir et il est définitivement actif! Sa dernière éruption remonte à avril 2012! Malheureusement, le belvédère a été atteint à ce moment et l,on ne peux plus y monter. Au moment de se stationner, un gardien nous signale que nous devons nous stationner de reculons, près à partir au cas où! De plus, nous devons effectuer la visite avec des casques de protection sur la tête! Alors que nous discutons avec le gardien, nous lui demandons si quelques jours avant la dernière éruption, puisqu'il y a des sondes qui indique les risques, le parc a dû fermer. Et bien non! Au contraire, il y avait beaucoup plus de touristes qui y sont venus, excités par le danger et par les sons que faisait l'éruption!

En après-midi, nous sommes arrêté à Léon, espérant se trouver un bel endroit pour dormir mais il y avait beaucoup trop de trafic et les rues sont trop étroites pour que l'on puisse s'y stationner pour la nuit! Nous nous sommes donc trouvé un auto-hôtel en périphérie, pour la nuit.

Les auto-hôtel sont un concept inconnu pour nous, nord-américain. Ce sont des hôtels avec un garage par chambre. Le principe est de pouvoir y cacher son véhicule pour que le monde ne sache pas que l'on y est ni surtout avec qui! Bref, c'est l'endroit pour amener sa maîtresse ou, surtout, pour y faire l'amour avant le mariage!

 

Nous en trouvons donc un où l'on peut se stationner pour la nuit ( rassurez-vous, l'on ne s'est pas caché dans un garage!). Nous devons avouer que le nom du dit auto-hôtel y est pour beaucoup dans notre choix : Le Pussy Cat!

 

Sur place, nous avons eu la surprise d'y croiser des oies ultra territoriales! Impossible de jouer à l'extérieur du véhicule, elles chargeaient tout de suite!!!! Le temps que Simon confirme avec le proprio que l'on peut se stationner, il a été attaqué au moins 4 fois! En plus des oies, il y avait des cochons, des poules et quelques doberman et berger allemand. Bref nous étions protéger!

 

Après une nuit assez étrange, Léa s'étant réveillée en hystérie en hurlant qu'elle avait peur car il faisait trop noir, nous nous apprêtons à partir. Alors que Simon remplissait les réserves d'eau (les oies étaient dans un enclos), il eu droit a un cour sur la révolution du Nicaragua en 1979 par les Sandinistes. Quelle histoire fascinante. Une des facettes du peuple Nica qui nous a charmé dès le début est leur fierté face à cette révolution. Malgré le fait que ce la fait plus de 33 qu'ils ont acquis leur indépendance, partout, à travers le pays, les drapeaux des Sandinistes flottent au vent! Comme si c'était arrivé au printemps dernier!

 

En après-midi nous arrivons à Jiquilillo. Nous avions tant aimé cet endroit que nous nous sommes dit que ce serait l'endroit idéal pour finir notre semaine avec Gigi. Et avec la générosité qu'elle est capable de témoigner, elle nous a offert une chambre d'hôtel afin que l'on puisse se retrouver en amoureux et se faire une petite thérapie de couple! De son côté elle a prit notre lit dans le Staubus avec les 2 enfants à l'arrière!

Jour 143, nous prenons cela très relax. Alors que les enfants terminent leur devoir, les adultes s'offrent un pina colada et un margarita au bar de l'hôtel! Ensuite l'on passe l'après-midi à se baigner et Gigi nous offre encore une chambre pour la nuit ( on y prend goût!) Le lendemain, l'on profite de la plage au maximum car après le dîner, nous devons nous préparer à regagner Managua.....malheureusement toute bonne chose a une fin et Geneviève doit prendre son avion tôt le lendemain matin. Nous décidons donc de dormir dans le stationnement de l'aéroport en se disant que ça termine bien un voyage improvisé!

 

 

En chemin nous nous faisons arrêter par la police. Pour ne pas subir les mêmes problèmes que lors de notre dernière arrestation au Mexique, nous tentons une nouvelle tactique : Nous ferons croire que nous ne parlons pas espagnol! Et bien ça marche!!! L'officier tente de nous expliqué notre infraction ( nous avons passé au feux de circulation alors qu'il était jaune), nous faisons semblant de ne rien comprendre. Lorsqu'il nous demande les papiers du véhicule, nous lui sortons les mauvais papier par exprès! Finalement, il nous dit, en espagnol; ''Tu as passé sur une lumière jaune, c'est illégale mais, je ne sais pas comment te le faire comprendre, alors : vas t'en!'' Nous lui faisons donc des signes pour être sûr si l'on peut partir et nous reprenons la route en s'esclaffant!!!

 

Jour 145, c'est le cœur gros que nous faisons nos adieu à Gigi....par contre on se console en se disant qu'elle vient nous rejoindre au mois de février pour 2 semaines! 3 mois, c'est vite passé! Après son départ, pour se consoler, nous partons à la plage. Cette fois c'est à Pochomil que nous nous dirigeons, un peu plus au sud du pays, toujours le long du Pacifique. Alors que nous nous dirigions vers un hôtel avec une piscine, signalé dans un guide de voyage, afin de demander si nous pouvons s'y stationner et utiliser leurs services, nous apercevons une affiche d'hôtel avec une fleur de lis....nous ne faisons ni une ni deux et nous nous dirigeons en premier lieu à cet endroit; Casa Del Titito. Le propriétaire,André Thibault, qui vient d'arriver après avoir passer 6 mois au Québec, nous accueil à bras ouverts! En plus, son voisin Michel Garceau, qui a aussi une maison à Val-David, est sur place et reconnaît tout de suite le Staubus pour l'avoir vu dans le journal au Québec! Et oui, le monde est petit!

 

C'est avec une énorme générosité qu'André nous accueille dans son hôtel. Pour une modique somme, nous avons accès à sa cuisine, la plage, une toilette et même une douche extérieure! Nous avons passé une merveilleuse journée avec lui et le soir, nous avons souper tous ensemble et avons jaser une bonne partie de la nuit à faire et refaire le monde!

 

Le lendemain matin, Léa part faire un tour de cheval sur la plage. Son cheval est magnifique avec des yeux bleus presque transparents! Pendant ce temps, Zack part avec le cuidador d'André ( l'homme qui surveille sa maison et qui fait la maintenance) ainsi que son fils pour apprendre de nouvelle technique de pêche au filet! En après-midi, Simon et Léa parte avec le ''chauffeur'' d'André, au quai des pêcheurs. Son taxi est en fait un vélo à 3 roues avec un banc à l'arrière où les passagers s'installent! En soirée, Marie-Jo a la chance de cuisiner avec la cuisinière de la Casa Del Titito des crevettes et des langoustines! En fait, Marie-Jo fait office d'aide cuisinière afin de voir comment les langoustines sont apprêtées traditionnellement.

Jour 147, Zackary part avec André à San Raphaël afin de faire des commissions. Simon et Marie-Jo reste à la Casa, en jouant au gérant car André attend une livraison de bière et qu'il a des employés qui effectuent des travaux sur son terrain. C'est une belle pratique pour le jour où nous aurons notre propre hôtel! Après une belle baignade dans la mer, nous accueillons 5 Québécoises qui viennent passer quelques jours à la Casa. Alors que 4 d'entre elles partent souper en ville, Cindy reste souper avec nous puisqu'elle couvre un virus. Nous installons donc une belle tablée dehors et dégustons un bon spaghetti avec un pouding chômeur et un café espagnol : la belle vie! Après le souper, Zack part au village avec un jeune voisin afin d'y voir une partie de soccer. Nous nous sentons comme à la maison. C'est incroyable à quel point Zack s'intègre partout où nous allons. Il est si intéressé et intéressant! Il aime aller pêcher, jouer au soccer et même embarqué à 2 sur un vélo!

 

Jour 148, c'est malheureusement le temps des aux revoir...par contre nous savons que nous nous reverrons, une belle amitié c'est tissé entre nous et André et en plus nous avons tellement eu un coup de cœur pour ce pays que nous envisageons sérieusement s'y acheter un terrain afin de s'y bâtir un jour un chalet, ou qui sait, un hôtel....un jour à la fois, un projet à la fois!

 

 

En attendant, il faut rester terre à terre et il est grand temps pour nous de remplir notre réservoir de propane! Vers San Jorge, on s'informe pour faire le plein mais puisque notre bonbonne est fixée à l'autobus et non interchangeable, il n'y a qu'un endroit dans tout le pays ou c'est possible de la remplir; à Managua! Nous n'avons donc pas d'autre choix que de virer de bord et de retourner dans la capitale! Nous en profitons donc pour retourner dormir chez nos amis pompiers! Le lendemain matin, avant de reprendre la route, Simon vérifie la transmission....depuis quelques jours le Staubus est capricieux dans les rapport de vitesses....Nous sommes un peu inquiet, au Québec, nous avions eu toute une saga avec cette la transmission et avions finalement dû la faire réusinée. Si elle nous lâche, nous n'aurons malheureusement pas les moyens de continuer le voyage plus loin.....nous restons donc à l'écoute jusqu'à ce que l'on trouve un garage qui pourra vérifier le tout.

 

 

Arrivé à Rivas, on trouve de l'huile à transmission, on se dit qu'en attendant ça peut toujours aider. Par contre les instructions sur la bouteille disent d'effectuer une vidange d'huile avant d'appliquer le produit, alors Simon range la bouteille jusqu'à ce que l'on trouve un garage....par contre il lui vient à l'idée de nettoyé avec un souffleur les filtres à air.....miracle! C'est tout ce que le Staubus désirait! Il roule comme un neuf! Nous nous empressons d'écrire à notre ami mécano, Luc, afin qu'il nous fasse parvenir des nouveaux filtres par nos mamans, lorsqu'elle viendront nous visiter!

 

Après toutes ces péripéties et inquiétudes tant pour le propane que pour notre mécanique, nous arrivons finalement à San Jorge, ville sur bord de l'immense lac Nicaragua, face à l'île d'Ometepe. Delà, nous avons une vue magnifique du volcan inactif Madera ainsi que du volcan Conception, qui fume de temps à autre. Nous prenons donc un apéro au coucher du soleil, face à cette île en observant ces magnifiques volcans ainsi que les chevaux et les chiens qui courent sur la plage.

 

 

Ensuite, nous nous sommes dirigés au restaurant Los Ranchitos où nous avons goûter des plats typiques de l'endroit dont du boudins frit au riz....plat très apprécié par Zackary jusqu'à ce qu'on lui explique la composante de ce met!!!

 

 

Jour 150, nous nous dirigeons vers la trop touristique ville de San Juan Del Sur. Simon était venu dans cette ville il y a de cela une dizaine d'année. À l'époque, il n'y avait que quelques motels miteux et un ou deux restaurants. Depuis, la rue principale c'est remplie d'hôtels, de restaurants chics, de tour pour les surfers....le tout débordant dans le village entier, Cela s'explique par le fait que San Juan est à la frontière du Costa Rica. Donc tous les touristes qui trouvaient le Costa trop touristique se sont déplacés vers le nord.....rendant par le fait même cette nouvelle destination tout aussi touristique que celle qu'ils fuyaient! Mais bon, nous nous y sommes installés pour la nuit après avoir pris de magnifiques photos sur la plage....c'est au moment du coucher que le monstre est apparu! Sans crier gare, il est vrai que nous étions tous fatigués et impatients depuis quelques jours, que le ''faux'' problèmes de transmissions nous a amenés à revoir notre itinéraire au cas où....que nous en étions arrivés à recalculer notre budget et voir combien notre voyage nous avait coûtés jusqu'à présent et combien de sous nous restait-il pour la suite....bref, nous étions un peu sur le qui vive et les enfants le sentent dans ce temps-là.....tout ça pour dire que ce soir là, Léa a explosé! Littéralement....elle est tombé dans une crise d'hystérie....nous ne savions plus quoi faire....si nous l'ignorions elle continuait, si nous lui donnions des conséquences, elle amplifiait sa crise.....tellement qu'elle a finit par brisé son lit et qu'elle tomba sur Zack ( avec le panneau de son lit! Bref ce fut la panique générale. Simon, pour se calmer est parti marcher à l'extérieur, les gens le regardait comme s'il venait d'égorger un enfant! Marie-Jo installa Léa dans le corridor sur un matelas et tentas de se calmer. Comme quoi ce n'est pas toujours jojo la cellule familiale dans un espace si restreint!

 

Le lendemain, après des explications, des conséquences ( pas de baignade pour Léa), Simon va à une ferrateria ( quincaillerie) afin d'acheter ce qu'il faut pour réparer le lit. Ensuite, nous partons vers Playa Del Coco, une plage à une trentaine de minute de San Juan, un peu plus déserte! Nous trouvons un magnifique endroit pour dormir au Lug's Place tenu par 2 Ontariens, un oncle et son neveu. L'endroit est magnifique et nous avons accès au wifi, à de l'eau, des toilettes, des douches et leur magnifique plage. Par contre, surprise, le fait que l'on soit dans une baie rend l'eau très froide! Le soir nous nous couchons avec comme berceuse le vent qui siffle à travers nos fenêtres.

Le lendemain, nous prenons la vie relaxe! Nous marchons sur la plage, travaillons sur notre blogue et sur nos vidéo. En marchant nous voyons notre première raie ainsi qu'un gros rat mort!!! Zack rencontre des touristes et des locaux et en profite pour jouer au soccer!

Jour 153, nous repartons vers San Juan afin de faire des provisions avant de traverser vers le Costa Rica. Sur notre chemin vers la ville, nous embarquons 2 fermiers qui ont manqué leur autobus. Ils sont vraiment sympathique, quand nous leur expliquons que nous avons vendu notre maison pour faire ce voyage et à quel point nous aimons leur pays ils nous disent que si nous revenons, ils nous offriront une parcelle de leur terrain!

 

 

Arrivé à San Juan, nous tombons par hasard sur nos amis Albertain-Norvégiens Siri et Kyler, que nous avions rencontrés à Antigua au Guatemala. Eux aussi ils traversent la frontière cette journée là; comme le monde est petit! Nous arrivons donc aux douanes à 11h et à 12h45 nous sommes en sol Costaricien! Vraiment, c'est de mieux en mieux! Cette fois nous avons même été guidé par nos amis puisqu'ils avaient effectués une partie des démarches et pouvaient donc nous enlignés!

 

Et voilà, nos aventures au Nicaragua se sont donc terminés.....mais nous savons que ce n'est qu'un début car définitivement, nous avons eu un coup de cœur pour ce pays et nous nous voyons très bien y vivre quelques mois par année lorsque les enfants seront plus vieux....en attendant, il nous reste une semaine avant que nos mamans viennent nous rejoindre....c'est la première fois que nous sommes séparés d'elles si longtemps....nous tacherons de leur faire vivre des vacances inoubliables!

 

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